mardi 22 juillet 2014

Le gouvernement veut éliminer graduellement les semences écrémées (ministre)

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a annoncé, samedi à Wack Ngouna (Kaolack), que le gouvernement envisage d’éliminer ‘’graduellement mais surement’’ les semences écrémées et construire une forte filière semences certifiées.
''Le gouvernement qui a procédé à la baisse des prix des intrants a une volonté indéniable de mettre à disposition seulement des semences certifiées, de sécuriser son capital semencier'', a indiqué M. Seck, lors d'une tournée de suivi de la campagne agricole 2014/2015.

‘’Il s’agit pour nous de remplacer petit à petit les semences écrémées, de produire notre propre semence afin de ne plus être dépendant’’, a déclaré M. Seck qui a invité les producteurs à partager et approfondir cette réflexion initiée pour sécuriser les facteurs de production.

''Le Sénégal, seul pays du Sahel à avoir baissé les prix de cession des engrais afin d’aider à l’intensification pour une augmentation des rendements et des revenus des ruraux a également amené de 200 à 140 francs le prix de cession de semences écrémées et de 200 francs à 150 francs celui des semences certifiées'', a-t-il dit.

''Les 6.000 tonnes de semences certifiées fournies l’année dernière sont portées actuellement à 24.000 tonnes'', a souligné M. Seck.

Il a salué ''le travail abattu dans les règles de l’art'' dans les commissions locales de cession des intrants et du matériel agricole de Keur Baka et de Wack Ngouna.

''L’actuelle campagne agricole est mieux préparée que les autres du fait des innovations introduites dont la précoce mise en place des facteurs de production depuis le 23 avril dernier. Ce qui n’est pas arrivé depuis une quinzaine d’années'', a-t-il affirmé.

''L'Etat de mettre à la disposition des producteurs pas moins de 16.000 unités de matériels de culture attelés qui sont distribués dans la transparence par des commissions dont les membres sont de divers secteurs d’activités'', a souligné M. Seck.

''En plus, informé que la zone sahélienne peut connaître un hivernage difficile, le gouvernement a anticipé sur le sujet en demandant de privilégier les semis tardifs, le respect des cartes variétales, les variétés à cycle court, la diversification, etc.'', a indiqué le ministre.

''Nous avons également pris sur nous de lancer un programme sur le niébé, toutes opérations devant aider à minimiser les risques de manque d’eau'', a souligné Papa Abdoulaye Seck.
PON/AD 
Aps
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