jeudi 20 juin 2013

L'UCAD veut ouvrir son Institut supérieur d’agriculture en octobre (doyen)

Le doyen de la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar (UCAD), le Professeur Serigne Amadou Ndiaye, a dit, jeudi, son vœu de voir l’Institut supérieur d’agriculture (ISA) ouvrir dès la rentrée prochaine, en octobre 2013.
‘’Nous souhaitons ouvrir l’Institut supérieur d’agriculture de l’UCAD dès la rentrée prochaine, en octobre, car nous avons le potentiel nécessaire pour cela’’, a souligné Serigne Amadou Ndiaye, à l’atelier de validation du projet de création dudit institut.
''Au Sénégal, 70% des populations tirent leurs revenus de l’agriculture et des activités connexes. Malgré tout cela, nous avons constaté un déficit de formation dans le secteur agricole qui est à la base de notre économie’’, a-t-il ajouté.
''L’ISA ambitionne d’être un centre multidisciplinaire d’excellence consacré à la formation, à la recherche et à la diffusion des connaissances dans les sciences agricoles, afin de promouvoir l’apprentissage continu et l’amélioration du niveau de vie'', a dit le Professeur Ndiaye.
‘’On a des ingénieurs et des doctorants dans le secteur agricole mais dans le milieu intermédiaire, on en trouve pas. C’est pourquoi nous voulons former des cadres intermédiaires et cadres supérieurs ayant des compétences avérées à différents niveaux de la chaine de valeurs, c'est-à-dire de la production à la transformation des produits’’, a encore expliqué le doyen de la Faculté des sciences.
Justifiant le contexte de la création de cet institut, le Professeur Ndiaye a souligné qu'il est ''nécessaire de réfléchir à l’élargissement de nos offres de formation mais également à explorer d’autres domaines capables de participer au développement du pays’’.
L’objectif du projet est ''de renforcer l’efficacité et la qualité du système d’enseignement supérieur en formant des ressources humaines de qualité capable de répondre au besoin du développement de l’agriculture durable au Sénégal'', a-t-il fait savoir.
Selon lui, ‘’il nous faut avoir suffisamment de ressources humaines en agriculture pour pouvoir produire par nous-mêmes et ainsi augmenter la productivité et aller vers l’autosuffisance alimentaire’’.
‘’Nous ne serons pas indépendants tant que nous importons ce que nous mangeons’’, a-t-il lancé.

SKS/AD
APS
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