lundi 24 décembre 2012

Filière anacarde : plaidoyer pour la création d'une structure de défense des intérêts des acteurs


  Le coordonnateur du Programme d’appui au développement économique de la Casamance (PADEC), le colonel Cheikh Daouda Diallo, a invité vendredi les acteurs de la filière anacarde à créer une organisation professionnelle et autonome chargée de défendre leurs intérêts.
 ''Aujourd’hui, nous venons de mettre en place le bureau du Cadre de concertation des opérateurs de la filière anacarde en Casamance. C’est un pari important qui a été gagné au regard des enjeux. Ce n’était pas évident'', a affirmé le colonel Diallo lors de l’installation du bureau de l’inter-profession des acteurs de ladite filière.
 Des producteurs de noix d’acajou venus des régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Dakar, Thiès, Fatick et Kaolack ont pris part à la réunion d'installation du bureau du Conseil consultatif du cadre des opérateurs de la filière anacarde de la Casamance (COFAC).
 ''[...] Il faudrait comprendre que nous sommes au début d’un processus, qui doit vraiment aboutir à une organisation professionnelle et autonome. C’est ce qui nous permettra plus tard, aux côtés des pouvoirs publics, de mieux prendre en charge les préoccupations des acteurs de la filière anacarde'', a expliqué le coordonnateur du PADEC, une structure qui a son siège à Kolda.
 Selon lui, le COFAC a un autre défi à relever, qui consiste à s'ouvrir aux producteurs de noix d'acajou des autres régions, pour devenir une structure nationale associant les acteurs de la filière à Dakar, Thiès, Fatick et Kaolack, invités à la réunion.
 Cette structure nationale, une fois mise en place, représentera le Sénégal à l’étranger, aux rencontres des producteurs d’anacarde, a-t-il dit.
 ''Au Bénin, il y a d’énormes financements qui sont octroyés au secteur privé, mais il faudrait au préalable avoir des organisations fortes et capables de négocier et crédibles, par leur professionnalisme, leur autonomisation, mais aussi le respect des règles de bonne gouvernance'', a souligné le colonel Diallo.
 Selon lui, le choix de la Casamance pour la mise en place d’une inter-profession des acteurs de la filière anacarde s’explique par le fait que cette région représente près de 90% du potentiel de production d’anacarde au Sénégal.
 Lamine Sène, élu à la tête du COFAC, a invité tous les acteurs de la filière anacarde au Sénégal ''à œuvrer ensemble'' à ''une meilleure professionnalisation de ce secteur, très prometteur en termes de création de revenus et d’emplois''.
 L’''inorganisation'' des acteurs de la filière, le manque d'équipements, les techniques de production peu performantes, la ''faible valorisation des produits et les difficultés d’accès au financement et aux marchés'' sont des obstacles au développement de la filière anacarde, selon M. Sène.

 ASB/ESF
APS
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