mercredi 26 novembre 2014

Riziculture pluviale : Plus de 400.000 tonnes de paddy attendues dans la vallée

Avec plus de 31.000 hectares de terres emblavés pour la riziculture pluviale, la première année de mise en œuvre du Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) a été très bénéfique pour les producteurs de la vallée du fleuve Sénégal, a déclaré Séni Ndao, directeur général adjoint de la Saed. M. Ndao annonce une production qui pourrait dépasser 400.000 tonnes de paddy cette année.
L’espoir est permis pour atteindre l’autosuffisance en riz d’ici à 2017, a déclaré le directeur adjoint de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et de la vallée du fleuve Sénégal (Saed), Séni Ndao. S’exprimant à l’occasion d’une rencontre organisée en marge de la visite de terrain effectuée dans la mise en œuvre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp), il a mis en exergue les performances obtenues, cette année, par les producteurs en contre-saison chaude mais aussi durant la saison des pluies, dans les aménagements de la vallée du fleuve Sénégal. En effet, comme il l’a indiqué, pour cet hivernage, plus de 31.000 hectares de terres ont été emblavés dans la vallée. M. Ndao qui met cette performance dans la mise en œuvre de la première année du Pracas, annonce aussi un rendement de plus de 400.000 tonnes de paddy, à la vallée du fleuve. « Jamais une telle production n’a été réalisée dans la vallée en saison d’hivernage », a-t-il souligné. Le responsable de la Saed estime que l’espoir est donc permis pour battre les records enregistrés jusque-là en production de riz de la vallée. Déjà, en contre-saison chaude, une production de plus de 220.000 tonnes de paddy a été enregistrée dans la vallée, a souligné Séni Ndao.

Conditions favorables à l’autosuffisance
Selon le directeur général adjoint de la Saed, toutes les conditions sont réunies aujourd’hui pour que le Sénégal puisse atteindre l’autosuffisance en riz d’ici à 2017. Il cite non seulement les efforts que fournit la Banque mondiale en diffusion, à grande échelle, de nouvelles variétés de riz comme le nérica du Ppaao/Waapp mais aussi les mesures prises par l’Etat en faveur des producteurs comme l’annulation de la dette paysanne, la mécanisation des outils de production ainsi que l’ouverture de lignes de crédits auprès des institutions financières pour l’acquisition de moissonneuses batteuses, de batteuses et de tracteurs. Il n’oublie pas aussi les efforts financiers consentis pour améliorer la commercialisation de la production dans la vallée. La Saed, a soutenu Séni Ndao, est disposée à mettre à contribution son expertise en aménagement et en conseil agricole pour aider l’Etat à assurer une traçabilité des intrants subventionnés.

Une centaine de projets financés par le Fnraa
En sa qualité d’agence d’exécution du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest, le Fonds national de recherches agricoles et agro-sylvo-pastorales (Fnraa) veut contribuer à l’atteinte des objectifs que s’est fixé l’Etat pour l’autosuffisance en riz d’ici à 2017. Selon le directeur général du Fonds, le Dr Pape Ndiengou Sall, c’est dans ce cadre qu’une centaine de projets a été financée dans toutes les filières de la chaîne de valeur.
Pour le Fnraa, il s’agit de faire en sorte qu’il y ait une articulation entre la recherche agricole et les besoins exprimés par les producteurs à la base, a indiqué le Dr Sall lors de la tournée du Ppaao. Le Fonds, a-t-il ajouté, continuera de répondre à la demande pour financer la recherche et la production agricole afin de jouer sa partition dans la grande diffusion des technologies nouvelles introduites par le Ppaao/Waapp. Il n’exclut pas la question de la gestion durable des terres arables, un volet où le Fnraa a déjà consacré plus d’un milliard de FCfa.

Source
Seydou Prosper SADIO
le soleil

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