jeudi 4 juillet 2013

Saint-Louis : la démarche participative du PDIDAS saluée par un officiel

Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Maïmouna Lô Guèye, a salué, jeudi à Saint-Louis, les "innovations" du Projet de développement inclusif et durable de l’agrobusiness du Sénégal (PDIDAS) dont la mise en œuvre se caractérise par une gestion participative des questions foncières relativement aux investissements prévus dans le cadre de cette initiative.

"Je dois dire que le PDIDAS est un projet innovant, car jamais" un projet n’a autant pris en charge la problématique du foncier, a dit Mme Guèye, présidant un forum sur le foncier auquel ont participé les populations de la zone intéressée par ce projet financé par la Banque mondiale.

Le PDIDAS a pour objectif la mise en valeur de 10.000 hectares, répartis en une vingtaine de blocs irrigués dans 41 villages de 9 communautés rurales, pour la promotion de l’agriculture familiale et de l’agrobusiness dans les zones du Ngalam et du Lac de Guiers (nord).

"Ce projet va permettre de développer toute la vallée du fleuve Sénégal, mais va aussi créer des pôles de développement au nord, au centre et au sud", a dit le secrétaire générale du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, non sans louer la démarche participative à la base de la mise en œuvre dudit projet.

Un atelier de trois jours et des consultations villageoises ont précédé ce forum qui a permis aux populations nourrissant quelques appréhensions au sujet de leurs terres de donner leur avis sur le projet, a expliqué Mme Guèye, selon qui si les résultats de cette initiative ont été à ce point concluants que ce projet pourrait servir de modèle à toute la sous-région.

"Des chefs de ménage ont tous adhéré à la note foncière validée par la société civile et cela permet d’avancer pour la suite de la formulation du projet qui va se poursuivre avec les partenaires techniques et financiers ainsi que tous les acteurs concernés", a-telle indiqué.

Dans le cadre du PDIDAS, les terres seront cédées à l’investisseur sous forme de sous-bail, avec des inconditionnalités déterminées par les populations, selon le SG du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Les bailleurs du projet bénéficient ainsi d’un délai de cinq ans avec "des conditionnalités strictes".

AMD/BK
aps
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