samedi 16 février 2013

CESE : les opérateurs stockeurs veulent une représentation reflétant leur poids


Les membres de la Fédération nationale des organismes privés stockeurs et transporteurs (FNOPS/T) ont exprimé, jeudi à Kaolack (centre), leur souhait de bénéficier, au sein du Conseil économique, social et environnemental (CESE), des sièges équivalents à leur représentativité économique.

 Réunis en assemblée générale en vue de procéder à l’évaluation de la campagne de commercialisation arachidière, les membres de la FNOPS/T ont estimé qu’ils doivent, vu leur poids économique, siéger au CESE afin d’y exposer et défendre les préoccupations des milliers de producteurs d’arachide.

 ‘’Notre structure, qui est présente dans 11.500 des 20.000 villages du pays [et] achète 80% des graines d’arachide et en assure à 100% le transport, mérite d’être au CESE’’, a souligné le président de la FNOPS/T, El hadji Tambédou.

 Selon lui, ‘’le défunt président de l’ex-Conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye, avait reconnu l’erreur de l’Etat’’.

 Ce dernier ‘’n’avait ni impliqué ni intégré la FNOPS/T dans l’institution d’échanges et de conseils sur les questions économiques intéressant la République’’, a déploré M. Tambédou.

 Il a annoncé qu’un mémorandum sera déposé sur la table du Chef de l’Etat, Macky Sall, et de la présidente du CESE, Aminata Tall.

 Concernant le renouvellement en vue du parc vétuste de camions, M. Tambédou a déclaré qu’il penchait plutôt pour le redressement de la filière arachide afin de permettre aux véhicules qui n’ont rien collecté cette année de pouvoir être utiles à leurs propriétaires et producteurs.

 Le coordonnateur de la FNOPS/T, Mamadou Guèye ‘’Parisien’’, a lui salué le paiement intégral, pour la première fois, de la dette due par l’Etat aux opérateurs privés stockeurs.

 Ces derniers dégagent annuellement jusqu’à 35 milliards de francs CFA pour l’achat de semences et font des levées bancaires à hauteur de 15 milliards sur fonds propres.

 Le coordonnateur de la FNOPS/T a qualifié la campagne arachidière actuelle de ‘’particulièrement difficile’’ pour les industriels.

 Il a invité les pouvoirs publics à revoir la ‘’libéralisation sauvage, dangereuse pour la filière, et [qui] risque de tuer l’économie nationale’’.

 PON/ASG
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