samedi 12 janvier 2013

Discours d’ouverture de Monsieur Abdoulaye BALDE, Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural pour le lancement de l’exercice de simulation nationale d’une invasion de Criquet pèlerin au Sénégal


Messieurs les Ministres ;
Monsieur le Représentant de la FAO-Siège ;
Messieurs les délégués des pays de la Région occidentale ;
Monsieur le Représentant-Résident de la FAO ;
Monsieur le Représentant de la Banque Mondiale ;
Monsieur le Directeur de l’USAID ;
Monsieur le Directeur de l’Agence Française de Développement ; 
Messieurs les Gouverneurs de Région ; 
Messieurs les Experts des différents départements Ministériels ;
Chers invités,
Mesdames et Messieurs,

Je voulais à l’entame de mon propos, souhaiter la bienvenue au Sénégal à ceux qui ont fait le déplacement, mais aussi vous remercier tous de votre présence à cette cérémonie de lancement de l’exercice de simulation nationale d’invasion de Criquet pèlerin au Sénégal.
La rencontre qui nous réunit ce matin revêt une importance capitale puisqu’elle permet de traiter de questions liées à l’harmonisation des stratégies de gestion d’un ravageur transfrontalier redoutable, je veux nommer le Criquet Pèlerin qui, comme vous le savez certes, peut provoquer d’immenses dégâts en période d’invasion sur les productions agro-sylvo-pastorales avec d’importantes perturbations socio-économiques et environnementales.
La capacité de migration du ravageur lui confère un statut d’ennemi transfrontalier avec des aires de rémission de 29 millions de km2  et une capacité de former des essaims colossaux pouvant envahir des aires d’invasions de l’ordre de 16 millions de km2.
Au Sénégal, neuf périodes d'invasions généralisées se sont succédées entre 1860 et 2010. La plus récente remonte à 2003-2005 où deux importantes vagues d’essaims et une reproduction autochtone avaient envahi le territoire national.
Les dernières résurgences acridiennes qui ont sévit dans notre sous-région (Mauritanie 2008-2009 et 2010, et Niger en 2009), auraient pu être graves pour ces pays et pour les pays d’invasion comme le Sénégal si la Mauritanie et le Niger n’étaient pas mieux préparés qu’en 2004 grâce à la lutte préventive entreprise dans le cadre du Programme « Système de prévention et de réponse rapide contre les ravageurs et les maladies transfrontières des animaux et des plantes en région occidentale (EMPRES-RO), composante Criquet pèlerin ».
Et c’est l’opportunité pour magnifier les résultats auxquels ce programme EMPRES est parvenu lors de la phase I et qui justifie la mise en œuvre de la deuxième phase (2011-2014) dont le financement total reste toujours à être mobilisé. J’en profite pour lancer un appel à tous les partenaires techniques et financiers à apporter leur soutien à la deuxième phase du programme EMPRES afin que les actions de lutte préventive entreprises contre le Criquet pèlerin soient pérennisées. 

Mesdames et Messieurs,

Cette année nous faisons face à une résurgence majeure du Criquet pèlerin dans les quatre pays de la ligne de front (Niger, Mali, Tchad et Mauritanie) mais grâce à une coopération régionale bien mise en place sous le programme EMPRES l’infestation est en train d’être contrôlée par des équipes de traitement terrestres et aériennes.
Cependant, même si notre pays ne renferme pas les aires de reproduction du Criquet pèlerin où s’opère la lutte préventive, il se situe en zone dite d’invasion d’où la nécessité de se préparer à ce genre de situation en envisageant par avance les mesures à prendre et les moyens à mobiliser, pour assurer une capacité de réaction rapide face à une situation d’alerte.
C’est dans ce cadre qu’un Plan de gestion des risques dont un plan national d’urgence antiacridien (PNUA) qui constitue un élément clé dans la stratégie de lutte préventive contre le Criquet pèlerin a été élaboré et validé en 2011par la plupart des acteurs ici présents. 
Le PNUA dont l’opérationnalité sera testée et évaluée lors de cet exercice de simulation est désormais, pour tous les acteurs, un nouveau cadre d’orientation stratégique pour la mise en place d’un réseau efficace de gestion d’une crise acridienne.
A l’issue de cet exercice, notre pays sera mieux préparé pour faire face à une invasion acridienne et les actions synergiques des différents départements ministériels seront bien définies et renforcées pour préserver notre agriculture.
Au regard de vos expertises, je ne doute point qu’à l’issue des quatre jours d’intenses travaux vous aboutirez à des résultats probants nous permettant de bien renforcer notre système d’alerte et de réaction rapide. 
Soyez assurés que le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural ainsi que les autres départements ministériels ici présents seront très attentifs à vos recommandations et conclusions.
Je ne saurais terminer sans exprimer toute ma reconnaissance à la Commission de Lutte Contre le Criquet pèlerin en Région Occidentale (CLCPRO-RO) d'avoir bien voulu financer l’organisation de cette simulation nationale et saluer la participation effective des experts venant des autres Ministères car ceci témoigne l'engagement de tous (Etats, partenaires techniques et financiers) pour une gestion préventive et durable de la lutte contre le Criquet pèlerin.
Je souhaite que vos travaux à Dakar et Sangalkam, lieu de la simulation, soient couronnés de succès et déclare ouvert l’exercice de simulation nationale d’invasion de Criquet pèlerin au Sénégal.
Je vous remercie de votre aimable attention. 

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