vendredi 7 décembre 2012

L’Etat mise sur une production locale de semences de qualité (ministre)


Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Abdoulaye Baldé, a déclaré, jeudi à l'Assemblée nationale, que l’Etat a opté pour une production locale de semences de qualité et bon marché.
‘’L’option du gouvernement, pour ce qui concerne le capital semencier, c’est une production locale d’engrais en qualité et en quantité suffisante à des prix accessibles. S’il y a un gap, nous ferons des importations stratégiques’’, a dit M. Baldé, au cours de la séance plénière consacrée au vote du budget du département de l’Agriculture.
''L'Etat ne dispose que de 10% de semences certifiées’’, a-t-il fait remarquer, indiquant que pour cette raison, son département a entrepris un ‘’important programme de reconstruction du capital semencier''.
''Actuellement, a-t-il dit, la quantité de semences subventionnées représente 30% du capital et les 70% proviennent de réserves personnelles.''
Selon M. Baldé, ‘’pour reconstruire le capital semencier, il faut une réorientation des ressources parce que la subvention des semences va être dégressive, donc les ressources restent dans le secteur et seront redistribuées ailleurs’’.
‘’Une production sans matériel agricole ne sera pas une production avec des rendements, mais le tout est lié à la disponibilité de ce matériel […]’’, a dit le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.
Mais il a tenu à rassurer en disant : ‘’Nous allons veiller à une accessibilité […] du matériel agricole par ceux qui sont les vrais bénéficiaires’’.
‘’C’est pour cela que nous allons [mettre] en place tout un programme d’accompagnement avec un financement bancaire pour réduire les taux et permettre aux petits producteurs d’accéder à un petit matériel ou à un matériel lourd chacun en fonction de ses besoins. Et nous veillerons sur les distributions basées sur une justice sociale’’.
Abdoulaye Baldé affirme que ‘’l’agro-business n’exclut pas les exploitations familiales […]’’.
‘’L’agro-business ne concurrence pas l’exploitation familiale parce que nous avons des terres non valorisées, des terres mortes avec la salinisation. Si l’investisseur a des besoins, nous pouvons l’orienter vers ces types de terres’’, a-t-il rassuré.
Il a également indiqué que l’’’agro-business peut nous permettre d'augmenter les surfaces cultivables parce qu'elle a les moyens d'investir pour revaloriser les terres mortes’’.
‘’Elle peut, donc, parfaitement coexister avec les petites exploitations, car elle ne constitue pas une menace pour elles’’, a-t-il insisté.
FD/ASGA
APS
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