mardi 27 novembre 2012

OUVERTURE « AGRIBUSINESS FORUM 2012 » « Activista » a manifesté contre l’accaparement des terres

Des jeunes activistes ont pris hier d’assaut le «King Fahd Palace» pour dénoncer l’accaparement des terres à l’ occasion de l’ouverture de « l’agribusiness forum 2012 ». Une façon de faire front au ministre de l’agriculture et de l’Équipement rural Abdoulaye Baldé qui déclarait en même temps et à l’ouverture du Forum que 
« l’agrobusiness et l’exploitation agricole familiale vont de pair. »
Le ministre a lors de l’ouverture du Forum hier noté que les grands projets agricoles ne sont pas en concurrence avec les exploitations familiales « l’agrobusiness et l’exploitation agricole familiale vont de pair. Ces deux approches ne sont plus exclusives. Elles ne sont pas concurrentes ni au niveau des terres ni au niveau des ressources .L’agrobusiness est une approche qui vient compléter le système qui existe. Son rôle n’est d’accaparer les terres, l’État garantit au plus petit producteur l’accès aux terres », a-t-il souligné.
Une position qui rejette catégoriquement le mouvement « activista » selon qui l’accaparement des terres porte atteintes aux droits humains. Fatou Ngom Ndour coordonnatrice locale du réseau Activista, a tenu a précisé que « quand plusieurs investisseurs du monde se réunissent ici au Sénégal, pour faire la promotion de l’agrobusiness, nous ne pouvons pas rester les bras croisés en tant qu’activistes », , dira t’elle. Entouré du réseau des jeunes activistes International elle ajoutera que ces accaparements qui portent sur des dizaines de millions d’hectares « restreignent l’accès aux ressources naturelles ; ou privent les communautés locales de la liberté de produire comme ils le souhaitent. »
Ces accaparements a ajouté Fatou Ngom aggravent également les inégalités d’accès foncier au détriment des femmes aussi. « Nous disons que l’agrobusiness ne favorise pas les exploitations familiales. L’agrobusiness est entre les mains d’une minorité d’étrangers » a-t-elle soutenues.
Mme Ngom a donc plaidé pour un développement des exploitations familiales qui selon elle peut nourrir le Sénégal. « Elle contribue de façon très significative à l’alimentation des populations. Nous, nous soutenons les exploitations familiales dont nous pensons que si elles sont aidées, appuyées, pourront nourrir le monde. Si tous les moyens mis dans l’agrobusiness étaient mobilisés pour les exploitations familiales, le monde en général allait progresser, et notamment le Sénégal» a-t-elle conclue.
Mamadou DIOUF
REWMI QUOTIDIEN
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