jeudi 22 septembre 2016

En voyage d’études à la ferme kaydara de fimela : Des maires du nord à l’école de l’agriculture écologique et biologique

Le mouvement citoyen, une organisation de la société civile, a organisé, jeudi et vendredi, un voyage d’études à la ferme-école agro-écologique de Kaydara dans la commune de Fimela à l’intention des acteurs au développement de 10 communes de Saint-Louis, Matam et Louga. Le voyage a permis à ces derniers de partager des expériences sur l’agriculture écologique et biologique.

Les sous-préfets, les maires, les directeurs des agences régionales de développement (Ard), les organisations communautaires de base, les jeunes des régions de Saint-Louis, Matam et Louga ont séjourné à la ferme-école agro-écologique de Kaydara dans la commune de Fimela, département de Fatick.
Ils ont, pendant deux jours, renforcé leur expérience dans les domaines agro-écologiques dans cette ferme créée qui, depuis 2007, s’investit dans l’agriculture écologique et biologique. Les autorités locales et administratives des régions citées plus haut veulent s’enquérir du travail qui se fait dans cet endroit et partager l’expérience pour mieux les transporter dans leurs localités respectives.

Fixer les jeunes
Pour Alpha Faye, secrétaire exécutif du mouvement citoyen, les voyages d’études constituent une activité extrêmement importante parce que permettant aux uns et aux autres de gagner de l’expérience.  « C’est une expérience extrêmement importante du fait qu’elle porte sur le développement mais également la rénovation des activités agricoles dites écologiques et biologiques », a insisté Alpha Faye. Il a soutenu que c’est une forme d’agriculture qui aide à former des jeunes et les « capaciter » pour qu’ils puissent se lancer dans leurs activités avec l’appui technique de l’Etat et des collectivités locales. Lesquelles sont invitées à mettre à leur disposition des terres.
Notre interlocuteur est d’avis qu’aujourd’hui le contexte s’y prête avec l’Acte 3 de la décentralisation qui constitue un axe sur lequel on doit s’appuyer pour régler les problèmes de développement, de sous-emploi des jeunes, de la population d’une manière générale.   « Il faut valoriser l’agriculture pour fixer les jeunes dans nos terroirs », a-t-il signifié.
 « Pour toutes ces raisons et d’autres, nous avons jugé utile d’organiser ce voyage d’études avec les acteurs clés qui portent le développement territorial dans les 10 communes des régions du Nord qui sont des partenaires du mouvement citoyen sans lesquels on ne peut pas impulser le développement territorial », a-t-il dit. Momar Ndiaye, maire de la commune de Dahra, a magnifié la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg avant de saluer l’initiative du mouvement citoyen organisateur de ce voyage d’études à la ferme-école de Kaydara.   « Nous allons mettre cette expérience au profit de nos populations dans le cadre de l’autosuffisance alimentaire », a-t-il soutenu. Il a proposé au maire de s’inspirer de ce qu’ils ont vu sur le terrain en développant une agriculture biologique dans leurs collectivités locales.
Pour la première adjointe au maire d’Aéré-Lao, Mme  Khadidiatou Talla, seule l’agriculture peut développer un pays comme le Sénégal. Elle a promis de multiplier cette expérience qui permet de lutter contre la pauvreté et les changements climatiques. Le maire de Fimela, Karim Sène, s’est félicité de cette rencontre.

Les collectivités locales sont les premiers partenaires de la ferme

La ferme-école de Kaydara créée en 2006 est située à quelques kilomètres de Fimela (département de Fatick). Elle a ouvert ses portes en 2007. La ferme a reçu la visite du président de la République, Macky Sall, au mois de juillet dernier. Le directeur de la ferme-école agro-écologique de Kaydara, Gora Ndiaye, a indiqué que l’objectif de la ferme-école est de développer l’agriculture biologique et écologique au Sénégal. Selon lui, l’agriculture conventionnelle a montré ses limites à cause de la désertification et des changements climatiques. « Nous avons créé cette ferme-école pour conscientiser les collectivités locales pour qu’elles donnent les terres aux jeunes afin qu’ils développent dans leurs terroirs une agriculture biologique », a-t-il soutenu. Gora Ndiaye a rappelé que quatre promotions de jeunes sont formées dans cette ferme-école dont deux viennent des communes de Fimela et de Tassette. « Les collectivités locales sont nos premiers partenaires, parce que nous les accompagnons dans leur politique de développement », a-t-il indiqué.                                  

Oumar Ng. BA
Le soleil
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